Le Mois de l'Economie Sociale et Solidaire

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Mois de l'ESS 2010Manifestations › Contribuer au développement de l'ESS

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Jeudi 25 novembre 2010

Economie Sociale et Solidaire: quelle plus-value sur nos territoires?

C’est dans le très convivial « Café du Boulevard » au cœur du centre-ville de Melle (79) que s’est déroulé le 25 novembre un café-débat inscrit au titre des manifestations consacrées au Mois de l’Economie Sociale et Solidaire.

Initialement baptisé « ESS : Quelle plus value sur nos territoires ? », l’évènement fut plutôt consacré à « la place de l’Economie de proximité dans nos vie quotidienne ».

Devant une quarantaine de personnes plutôt engagées dans les actions de proximité, le débat a été initié par Jérôme, un des gérants du café. Ce dernier s’est engagé avec ses collègues et amis à redonner une certaine âme à l’établissement en l’inscrivant dans « le territoire », favorisant les systèmes de circuits courts. En reprenant l’établissement, il s’est étonné de s’apercevoir par exemple que le lapin, servi par les anciens propriétaires du restaurant, était importé de Chine ! « Cet aliment ne peut-il pas venir des Deux-Sèvres au même titre que les autres constituants, tels que les fruits et légumes ? ». Se pose ainsi plus globalement la question du développement socio-économique des territoires. Marie-Pierre Pallier, salariée à la coopérative d’Activité et d’Emploi la Ruche Oxalis, qui valorise les interfaces Producteurs/consommateurs, corrobore cette idée en insistant sur un entrelacs : l’économie de proximité et le développement local ne peuvent se détacher du lien de confiance qu’entretiennent les habitants d’un bassin de vie (comme le Mellois) avec ses interlocuteurs (professionnels agricoles, commerçants…). En effet, et comme l’a fait justement remarquer Etienne, agriculture du « Pays », favoriser les circuits courts par la vente directe de sa production (viande bovine) permet au consommateur local de s’identifier à son lieu de vie et permet de participer activement à un certain essor économique local. L’agriculteur, qui s’est également mis à la culture du chanvre pour l’isolation de l’habitat, insiste cependant sur les difficultés liées à l’émergence de ce type de circuits moins conventionnels en affirmant qu’il « n’est pas facile de résoudre pleinement l’équation de l’offre et de la demande. En effet, je privilégie la vente directe, mais ma viande ne peut pas bénéficier du label AB car l’abattoir le plus proche n’est pas labellisé ». Ceci montre bien que les réseaux de proximité ont encore leurs limites.

Toutefois, l’économie de proximité n’est bien évidemment pas confinée à l’exclusivité des circuits courts ou à la préservation et au soutien de la filière agricole, comme s’évertue de le faire «L’Assoce bêche à Melle» association de consom’acteurs du Pays Mellois. Comme l’a évoqué Patrick Bonneau, vice Président de la CRES Poitou-Charentes, elle s’inscrit dans une diversité d’actions prenant en compte les aspirations du développement durable ou « soutenable ». Elle concerne ainsi toutes les mises en œuvre locales (initiées en l’occurrence par les collectivités ou établissement public de coopération intercommunale) qui tentent de (re)placer le citoyen au cœur du territoire. Cathy Philipponneau, maire de la commune de Melleran, s’est impliquée, avec les conseillers communautaires, à développer des initiatives en faveur des écoliers rattachés au périmètre de la Communauté de Communes. Elles se concrétisent dans la réalisation d’un jardin dédié à l’initiation à la culture pour les élèves. Dans un autre registre, la commune a racheté il y a quelques mois, un ancien commerce/bar afin de le réhabiliter en locaux dédiés aux habitants (implantation d’une future bibliothèque ? une plate forme de services de proximité ?) et associations (salle de réunions…). Ceci montre que l’économie de proximité et sociale se doit d’être inscrite dans une réflexion collective et d’être une forme d’alternative face au démantèlement manifeste des services publics en milieu rural.

En conclusion du débat, Françoise Belly, Vice-présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes, a insisté sur la notion de durabilité liée à la mis en place des projets de territoire. Avec la disparition prochaine des Pays, corollaire de la Loi portant réforme du Statut des Collectivités Territoriales, il conviendra de réorganiser tous les dispositifs d’aides régionales visant à soutenir les multiples idées inhérentes à un développement local cohérent. Enfin, c’est à Patrick Bonneau que revint le mot de la fin, il insiste sur le fait qu’il existe une autre forme d’économie, parallèle et complétive de l’économie capitaliste et qu’il convient de soutenir pour tendre vers ce que le philosophe et écrivain Patrick Viveret décrit dans son ouvrage, une «Sobriété heureuse».

Mercredi 17 novembre 2010

Echange entre chantiers d'insertion

Manifestation Echange entre chantiers d'insertion - Nueil-les-Aubiers - 01 Manifestation Echange entre chantiers d'insertion - Nueil-les-Aubiers - 02

Cette rencontre a été initiée par la municipalité de Nueil-les-Aubiers dans le cadre de la Quinzaine de la Solidarité Internationale du Bocage Bressuirais. L’un des adjoints au Maire, Monsieur Jean-Joseph Marceau, en charge de l’action sociale et des solidarités actives est responsable (délégué titulaire) du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale). Il soutient la structure avec une profonde implication et un engagement réel ressentis par l’assemblée dès l’ouverture de la séance.

La première partie de cet après-midi d’échanges s’est déroulée autour d’une visite virtuelle des différents chantiers, sur lesquels ont œuvré l’équipe d’agents, par le biais d’une exposition-photos. Les travaux valorisés sont très divers et tout aussi impressionnants les uns que les autres tant par la richesse qu’ils apportent au patrimoine que par la beauté de l’ouvrage réalisé : un lavoir d’époque reconstruit, un sentier pédestre réaménagé, un mur rebâtit à l’identique pierre par pierre avec les matériaux originaux, un presbytère réhabilité… etc.

Les visuels traduisent à eux seuls l’application de chaque acteur à fournir un résultat d’une qualité professionnelle. Chacun a su apporter aux différents chantiers sa compétence et a bénéficié en retour d’une expérience complémentaire à sa connaissance : espace vert, débroussaillage, plantation, maçonnerie, rénovation de petit patrimoine… Ces multiples aptitudes permettent désormais à des personnes parfois longtemps éloignées des circuits traditionnels du marché de l’emploi de renouer avec une activité et de s’enorgueillir d’une réalisation concrète et valorisante. Les bénéficiaires du CCAS de Nueil-les-Aubiers sont des personnes correspondants aux critères d’insertion de Pôle Emploi, des travailleurs handicapés ou percevant le RSA (convention avec le Conseil Général des Deux-Sèvres) mais la municipalité a su s’ouvrir à tous et s’adapter à la précarité grandissante en accueillant toutes les bonnes volontés en difficulté.

La commune leur offre un contrat d’insertion de 6 mois à 2 ans. Ils reçoivent l’appui d’un encadrant technique, Monsieur Michel Favreau, qui a en charge la gestion de l’équipe. Tout aussi dévoué à ses ouvriers, il transmet dans son discours la même chaleur et la même abnégation que Monsieur Marceau. Par ailleurs, un accompagnateur socioprofessionnel vient prêter main forte à la demande, en fonction des situations individuelles, pour aider les agents dans leurs démarches (dossier administratif, recherche d’emploi, stage…). Monsieur Marceau poursuit de concert son combat en faveur de l’insertion en aidant chacun dans son parcours et son projet professionnel à l’issue du contrat.

Après la présentation de l’exposition-photos, chacun a pu échanger librement et faire remonter les succès ou les points de progrès des différents chantiers réalisés jusque-là. Le CCAS de Nueil-les-Aubiers bénéficie par ailleurs d’un partenariat avec les Ateliers du Bocage (Bressuire) et d’autres structures proches afin de mutualiser les bonnes pratiques et surtout de mettre à disposition l’un ou l’autre agent volontaire. Encore un bel exemple de gestion et de valorisation de compétences souvent dépréciées dans le monde de l’entreprise classique.

Pour clore la manifestation, tout le monde s’est rassemblé autour d’un verre de l’amitié afin de partager encore un instant ce formidable esprit d’équipe qui soude chacun des acteurs du CCAS de Nueil-les-Aubiers. Une expérience humaine inoubliable.

Lundi 15 novembre 2010

Réunion d'information sur l'entreprenariat sous forme coopérative

Manifestation Réunion d'information sur l'entreprenariat sous forme coopérative - Melle - 01

Comme tous les mois, La Ruche Oxalis, Coopérative d'Activités et d'Emploi (CAE) du sud Deux-Sèvres organise sa réunion d'information. À l'occasion du Mois de l'ESS, la coopérative a souhaité organiser 3 réunions sur l'ensemble du département.
Cette réunion vise en premier lieu, les personnes désireuses d'obtenir de l'information sur les CAE. En effet, ce lundi 15 novembre, étaient surtout présentes des personnes qui avaient un projet professionnel et qui venaient obtenir des renseignements sur le statut de coopérative.

C'est Samuel Barreau, accompagnateur au sein de La Ruche Oxalis qui a animé la réunion.
Il a ainsi précisé qu'une CAE permettait de créer et de développer une activité sans être isolé, de bénéficier d'un accompagnement et d'un statut social adapté aux besoins, de participer à un réseau d'entrepreneurs et à la vie d'une coopérative.

Aujourd’hui, la Ruche Oxalis comprend 35 entrepreneurs en Poitou-Charentes.
A titre d'exemple, deux entrepreneurs avaient été invités afin de témoigner de leurs expériences.
Avant de rentrer à La Ruche Oxalis, Léa Barreau était à son compte en tant que créatrice textile et brodeuse. Elle fait désormais partie de la coopérative et est en contrat CAPE (Contrat d'Appui au Projet d'Entreprise). Ce type de contrat a une durée de 1 an et peut être renouvelé 2 fois.
Après deux ans au sein de la coopérative en contrat CAPE, Nicolas Olivier est désormais entrepreneur indépendant toujours au sein de la coopérative. Son entreprise On-Serv est spécialisée dans le conseil en informatique, la maintenance et la création Web pour les associations, PME et PMI.

Mardi 9 novembre 2010

Pour une entreprise vivable et vivante

Manifestation pour une entreprise vivable et vivante - La Couronne- 01

Mardi 9 novembre 2010, une conférence-débat était organisée à La Couronne (16) par la Boutique de Gestion Poitou-Charentes autour du thème « Pour une entreprise vivable et vivante ». Cette manifestation était animée par Michel ADAM autour de son dernier ouvrage intitulé Réinventer l’entrepreneuriat-pour soi, pour nous, pour eux.

La CRES Poitou-Charentes était coorganisatrice de la conférence, c’est pourquoi son président, Daniel ARSICOT, était présent. C’est d’ailleurs lui qui a introduit la séance en rappelant notamment qu’elle intervenait dans le cadre du Mois de l’ESS. M. ADAM a commencé par présenter son ouvrage, 2e tome d’une trilogie autour du travail, préfacé par Claude ALPHANDERY, et dans lequel il « propose une boussole pour regarder chacune des entreprises ».

Le développement de M. ADAM était organisé en trois temps. Dans la première partie, intitulée « Ce que les mots veulent dire », il a donné différentes définitions de l’économie et l’entreprise. Concernant l’économie, il a présenté les 3 types existants de Karl POLYANI : l’économie de réciprocité (non-monétaire), l’économie de redistribution (non-marchande) et l’économie de marché (marchande). Trois types d’économie qui, selon Jean-Louis LAVILLE (CNAM), forment l’ESS par leur hybridation.

Dans la seconde partie, « Le sens de l’ESS », M. ADAM a retracé brièvement l’histoire de l’ESS, à travers certaines personnalités comme Barthélémy PROFIT, précurseur des coopératives scolaires, mais également par la présentation de différentes structures ou encore la Charte de l’économie sociale de 1980, jusqu’à aujourd’hui.
Dans cette même partie, il a proposé « 3 chemins pour créer une entreprise » ou 3 types d’entrepreneurs : entrepreneur individuel ou familial (économie privée), entrepreneur collectif (économie de coopération) et entrepreneur social (économie d’inclusion). Dans la troisième partie, intitulée « Trois chemins qui sont dans l’entreprise », il a décrit 3 entités existant ou ressenties dans les entreprises : le moi, le nous et le eux, les 2 premiers faisant ressentir une appartenance. Puis il a énuméré ce que sont d’après lui les atouts de l’ESS : le lien social, le bénévolat, la grande créativité, l’innovation, le développement durable et la recherche du sens qu’il existe entre le travail et l’emploi. Il a rappelé les enjeux de l’ESS, se faire connaître mieux, coopérer avec les autres formes d’économie, ou encore le développement des Pôles Territoriaux de Coopération Economique (PTCE), sur lequel le Labo de l’ESS travaille et dont il est l’un des contributeurs.

Michel Adam a conclu en disant que l’ESS déborde le marché, et qu’elle est une économie plurielle, de réciprocité et de redistribution. La conférence s’est terminée sur un échange avec l’assistance, constituée entre autres de militants de la MAIF, d’un représentant de la Boutique de Gestion, d’un salarié d’une société de gestion coopérative.

Vendredi 5 novembre 2010

La finance solidaire

Manifestation Finance Solidaire - La Rochelle - 01

Dans le cadre de la semaine de la finance solidaire dont le slogan est : « La solidarité m’enrichit je la finance », une conférence a été organisée le vendredi 5 novembre 2010, dans l'enceinte de l'Ecole Supérieure de Commerce de la Rochelle. A cet effet plusieurs aspects de la finance solidaire ont été abordés.

Monsieur Audidier a introduit le sujet de la conférence. Cette première partie s’est voulue très pédagogique car destinée majoritairement à des étudiants de l’ESC La Rochelle, présents majoritairement parmi l'auditoire. Délégué régional de Finansol, association professionnelle qui fédère les financeurs solidaires et certains établissements financiers, ce premier intervenant a donc défini ce qu’est la finance solidaire et les différentes possibilités d’y participer. La finance solidaire permet à des personnes de faire fructifier leur épargne tout en finançant des activités responsables et en rendant possible des initiatives économiques à forte utilité sociale.

La seconde intervention était un témoignage d’un bénéficiaire de financement solidaire : David Beaulieu, marin et fondateur de l’association Echo-mer, œuvrant pour la protection de la mer et de l’environnement. Depuis 2008, cette structure bénéficie de l’épargne solidaire mise en place par la Banque Crédit Coopératif. Cette aide financière a permis la création d'emplois (salarié permanent et salariés occasionnels), et l'accroissement d'activités.

Ensuite, Jean-Yves Angst, président et coordinateur en Poitou-Charentes de l’association des C.I.G.A.L.E.S. (Club d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’Epargne Solidaire), accompagné de « trois cigaliers » ont présenté de manière dynamique, leur entité ainsi que le fonctionnement des différents clubs qui agissent localement, pour l’appui aux projets de création ou développement de projets économiques. Ils ont répondu aux questions du public en donnant des précisions sur la philosophie des clubs et sur les critères de sélection des projets soutenus : des projets à vocations sociale, écologique et culturelle. Cette forme de financement est d’autant plus séduisante que « le cigalier » sait où va son argent et accompagne le porteur de projet aussi bien financièrement que humainement. Pour clore la manifestation, Laurence Fouin, directrice d'IPCA (Insertion Poitou-Charentes Active) dont l’une des principales activités est de financer le développement de l’emploi dans les entreprises solidaires, a développé leurs divers mécanismes de financement et a fait un état des lieux chiffré des projets soutenus en Poitou-Charentes. Ainsi pour l’année 2009 près d’une centaine d’entreprises ont bénéficié de leur aide, ce qui correspond à environ 3,2 millions d’euros octroyés.

Le café citoyen le plan B qui ouvrira ses portes en début d’année prochaine à Poitiers a bénéficié du financement solidaire d’un C.I.G.A.L.E. mais également d’un accompagnement financier d’IPCA. Cet exemple illustre bien que l’appui d’un financeur solidaire constitue un effet de levier et l'obtention de prêts bancaires classiques.

On perçoit un réel optimisme des acteurs du fait de l’évolution considérable de la finance solidaire. En effet, de plus en plus de personnes s’intéressent à cette façon alternative d’épargner et ceci depuis la crise financière qui a démontré les mécanismes et spéculations financières qui échappent à la majorité des personnes. Les « Cigaliers » vont jusqu’à dire qu'on touche, par ce système, l'essence-même d'une économie sociale : l'association d'un groupe d'individus pour répondre aux besoins financiers d'un projet. La soirée s’est terminée par un pot bio où les échanges ont continué à bâtons rompus, en confirmant la philosophie des CIGALES : « (…) les clubs impliquent de l'argent, des projets mais, surtout, de la convivialité ». Pour plus d'infos : www.finansol.org/
www.echo-mer.com
ww.cigales.asso.fr
www.franceactive.org

Jeudi 4 novembre 2010

Les pratiques sociales des comités d'entreprise

Manifestation Les pratiques sociales des comités d'entreprise - Niort - 01 Manifestation Les pratiques sociales des comités d'entreprise - Niort - 02

Le jeudi 4 novembre 2010, un colloque était organisé par le CREDES (Centre Régional d’Etudes Economiques et Sociales)-Inter CE CEZAM, la structure qui fédère les comités d’entreprise (CE) en Poitou-Charentes. Le thème de ce colloque était : « Les pratiques sociales des CE : émergence d’une nouvelle génération de représentants du personnel ? ».
Etaient représentés notamment les 4 partenaires du CREDES-Inter CE CEZAM qui ont chacun tenu un stand tout au long de la journée : le Groupe Chèque Déjeuner, l’Harmonie Mutualité, le Crédit Coopératif et la MACIF. Etaient également présents des représentants syndicaux, ainsi que des élus de CE et des salariés.

La journée a débuté par un discours d’accueil de Daniel COUSIN, Président de la MACIF COA (Centre-Ouest Atlantique). Le colloque a été lancé par la restitution d’une enquête menée par le CREDES entre avril et juillet 2009 auprès d’élus de CE et assimilés de 58 départements sur leurs missions en matière sociale.
Cette enquête a fait ressortir les disparités qui existent dans les pratiques des CE mais aussi et surtout leurs différences d’acceptions de la notion de « social ». La restitution a été illustrée par l’intervention de Gilles BINEAU, élu au CE de la société Heuliez-Cerizay, concernant les aides accordées aux salariés.

S’en sont suivis quelques questions et témoignages, notamment celui d’une déléguée du personnel d’une entreprise en difficultés. En conclusion, le Président du CREDES, Pierre AUBIN a rappelé qu’il est nécessaire que les salariés soient formés sur les CE à travers le réseau de l’ESS.

Par la suite, Daniel ARSICOT, Président de la CRES (Chambre Régionale des entreprises de l’Economie Sociale) est intervenu pour expliquer ce qu’est l’ESS et son poids en Poitou-Charentes, et le rôle de la CRES. Gilles CAIRE, maître de conférences en Sciences Economiques et responsable du Master 2 Droit et Développement de l’Economie et Solidaire a présenté une étude sur les liens entre les CE et l’ESS et la possibilité de créer une « alliance sociale » entre eux.

Les nombreuses interventions du matin ont pu donner les bases nécessaires aux deux tables rondes de l’après-midi : l’une sur les relations des CE avec les organisations syndicales, l’autre sur leurs relations avec l’ESS. Après les interventions de Jean-Marie GIRAUDEAU et Bernard GIRET, respectivement secrétaires régionaux de la CGT et de la CFDT, la 1ère a permis d’aboutir à l’idée d’une relation entre les CE, les syndicats et l’ESS. La 2e table a vu l’intervention de salariés des 4 partenaires du CREDES et de son Président Dominique GOUËSET. Le colloque a été clôturé par un discours d’Emile BREGEON, Vice-président de la région Poitou-Charentes, qui a rappelé une des valeurs fondamentales de l’ESS : l’économie doit être au service de l’Homme et non l’Homme au service de l’économie. Il a ensuite réaffirmé le soutien de la région à l’ESS, notamment pour encourager toutes les initiatives qui concourent au développement durable et au bien-être de l’Homme.