Le Mois de l'Economie Sociale et Solidaire

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Jeudi 25 novembre 2010

Prévention des risques routiers

Manifestation Prévention des risques routiers - Poitiers - 01 Manifestation Prévention des risques routiers - Poitiers - 02

La 2ème journée d’information sur le thème « Les séniors et les risques routiers », organisée par l’association Prévention MAIF 86 et le Club des Retraités de la MGEN, s’est tenue le Jeudi 25 novembre 2010, au Lycée hôtelier Kyoto à Poitiers et avait pour objectif, d’informer le public sur les évolutions du code de la route et les effets du vieillissement sur la conduite automobile et d’aider chaque participant à « élaborer sa propre stratégie de prévention des risques routiers ».

40 personnes participaient à cette journée d’information en direction des séniors, animée par des bénévoles, Michel CHAHUAU, Vice- Président de Prévention MAIF, I.D.S.R responsable des journées Séniors, Colette THORIN, Secrétaire, Jean-Claude VILHES I.D.S.R. Président et Jacques DAHAIS, I.D.S.R moniteur d’auto-Ecole. Michel CHAHUAU a exposé le déroulement de cette journée et par une introduction, a rappelé que le vieillissement a des conséquences sur l’aptitude à conduire un véhicule et qu’avec l’âge, apparaissent des altérations de la vue, de l’ouïe et des réflexes en général. Il poursuit, par une remise en mémoire des principales règles du code de la route (vitesse, limitations, brouillard, temps de réaction, distances d’arrêt, de sécurité, l’alcool au volant, vitesse en ville…).

Tout au long de cette matinée, les questions pertinentes jaillissent et l’un après l’autre, Jacques DAHAIS et Jean- Claude VILHES interviennent pour répondre aux participants. Après des heures d’échanges fructueux, les intervenants et les participants ont pris le chemin du restaurant du Lycée hôtelier Kyoto, où les élèves leur ont préparé et servi un excellent déjeuner.

L’après-midi, la séance s’est poursuivie dans la bonne humeur, par la présentation de nouveaux panneaux routiers, de l’étude des giratoires aménagés et non aménagés. Plusieurs mises en situation, portant sur le code de la route ont été effectuées et 40 questions ont été posées. Tous les participants ont obtenu des bonnes et mauvaises réponses. La séance s’est terminée par des constats à l’amiable. Des accidents virtuels ont eu lieu en qualité de conducteur, les causes, les effets et la responsabilité ont été évoqués et le document obligatoire a été sérieusement et correctement rempli par chaque participant.

Toutefois, Michel CHAHUAU, souligne que la prise de certains médicaments présente aussi des risques pour la conduite, tels que des somnolences, des troubles visuels et une altération de l’attention et que l’incidence des médicaments sur la conduite est souvent méconnue. Environ 20 % des médicaments présente des risques pour la conduite, c’est la raison pour laquelle trois nouveaux pictogrammes qui figurent sur les boîtes de médicament signalent à l’usager, si la prise du médicament nécessite qu’il soit prudent, très prudent ou en danger et ne pas conduire.

Il conclut en précisant, que les conducteurs âgés ne provoquent pas plus d’accidents que les autres automobilistes, car ils compensent souvent la baisse de leurs capacités en réduisant leur vitesse et en évitant de rouler la nuit ou par mauvais temps. Avant de se séparer un très beau document utile « LA PREVENTION POUR LES SENIORS » a été remis à chaque participant.

Cette formation de qualité, animée par des bénévoles enthousiastes et pédagogues, s’est déroulée en toute convivialité. Elle devrait être renouvelée, non seulement pour les séniors, mais pour d’autres catégories d’automobilistes.

Mardi 23 novembre 2010

1ère assises du tourisme social en Poitou-Charentes

Manifestation 1ère assises du tourisme social en Poitou-Charentes - La Rochelle - 01

« Avançons ensemble vers un tourisme solidaire et durable ! » tel était le slogan de la demi-journée organisée le 23 novembre 2010 à la Résidence Club Lafayette à la Rochelle. Cet évènement, initié par l’Union Nationale des Associations de Tourisme et de plein air (UNAT) de Poitou-Charentes, constituait « les premières assises du tourisme social en Poitou-Charentes ».

Cette conférence s’est ouverte par les mots d’accueil de Philippe Moretti, Président de l’UNAT Poitou-Charentes. Florence Kehl, directrice du site, s’est ensuite félicitée de pouvoir accueillir ces premières assises dans la région. En effet, ce village vacances est de nouveau ouvert au public, après huit mois de fermeture dus aux inondations qui ont violemment frappé le littoral et causant de nombreux dégâts matériels à la structure. Avant le début de la première table ronde, Michel Gourinchas, Président du Comité Régional du Tourisme (CRT) et vice-président de la région Poitou-Charentes, s’est exprimé sur la place prépondérante du tourisme social en région. En ce sens, la région s’est engagée, en collaboration avec les associations Vacances Ouvertes, Vacances et Familles et Ekitour, autour du dispositif d’aide au départ en vacances « Tous en vacances », mis en place depuis 2005.

La première table ronde s’est par la suite ouverte sur la question de l’aide à la pierre. A cette occasion, sont intervenus : Rémy Charousset, représentant l’Agence Nationale des Chèques Vacances (ANCV) ; Patrick Brault, Président de l’UNAT nationale ; Claude Renard, Directeur du développement économique Etat, et Vincent Ruault du service tourisme de la région. Dans cette table ronde, sont exposés principalement les multiples dispositifs d’aide à la pierre dans un contexte de désengagement des pouvoirs publics en la matière.

Un échange avec le public, composé d’une centaine de personnes toutes impliquées dans le secteur, s’en est suivi.
Suite à la pause café, Jacques Chauvin, vice-président de la Jeunesse au Plein Air (JPA), a ensuite insisté sur les bienfaits des vacances. Il a en effet rappelé que les vacances permettent un enrichissement personnel par la découverte de nouveaux milieux, par la rencontre de nouvelles personnes mais également qu’elles constituent une occasion d’exercer diverses activités et sont le moment de regroupements familiaux et amicaux. En outre, et surtout, les vacances sont un vecteur non négligeable de mixité sociale, de lutte contre les discriminations et d’éducation à la citoyenneté. Ainsi les vacances sont-elles un élément essentiel de la vie. Fort de ce constat, le tourisme social a permis et encore aujourd’hui de démocratiser les vacances à destination des familles de classes moyenne et de travailleurs pauvres.

Une deuxième table ronde autour de l’aide au départ en vacances s’est tenue. A cet effet, Christian Lucas, Directeur du CRT, s’est attardé sur la présentation du dispositif « Tous en vacances ». Il a en outre souligné l’importance du premier départ constituant l’étape fondamentale pour entrer dans la culture des vacances. Pour aider les personnes à partir en vacances, d’autres dispositifs sont aussi mis en place et notamment le chèque vacances, la bourse solidarité vacances ou encore le dispositif seniors en vacances, décrit par Sébastien Caillaud, conseiller en action sociale à la MSA 79 et 86, et Jordie Bion de l’ANCV. Nicolas Leclaire, chargé de développement à Ekitour, a ensuite présenté brièvement le projet Espace Vacances- Aide au départ (EVAD). Ce dernier consiste en la création d’un espace dédié à la question des vacances tant sur l’information, l’accompagnement que sur l’aide financière pour la concrétisation d’un projet vacances.

Pour clore cet évènement, Patrick Brault a loué cette initiative et a formulé ses vifs remerciements à tous les intervenants ainsi qu’au public qui a répondu massivement à l’invitation de l’UNAT Poitou-Charentes.
Cette très intéressante conférence s’est alors achevée sur un excellent verre de l’amitié !

Lundi 15 novembre 2010

Repas insolent: venez manger le monde!

Manifestation Repas insolent: venez manger le monde! - Poitiers - 01 Manifestation Repas insolent: venez manger le monde! - Poitiers - 02
Manifestation Repas insolent : venez manger le monde ! - Poitiers - 03

Lundi 15 novembre, un « repas insolent » a été organisé au Local de Poitiers par le collectif SSI*.

La soirée a commencé par un tour de table des 22 participants ou chacun a dû répondre à la question : « Si j’étais migrant, dans quel pays j’irais ? » Une fois ce premier contact établi, les organisateurs ont annoncé que tout au long de la soirée, les participants représenteraient la population mondiale. Nous nous sommes donc répartis sur chaque continent, à savoir, 3 personnes pour l’Afrique, 2 pour l’Amérique latine, 11 pour l’Asie, 2 pour le Maghreb et 5 pour les pays industrialisés.

Nous nous sommes ensuite attribués des ressources financières, pétrolières et alimentaires représentées respectivement par des chaises, des bougies et une quantité de nourriture. Par la suite, un jeu de rôles a été proposé, chaque groupe devait utiliser ses ressources excédentaires pour obtenir par exemple un repas complet ou de l’énergie. En même temps, des règles ont été ajoutées pour donner encore plus de réalité avec une représentation des pays dans les organismes de gouvernance mondiale (FMI, OMC…). Finalement, le jeu s’est conclu sur des réflexions autour de l’immigration.

Pour finir la soirée, tous les continents ont partagé leurs richesses, et manger ensemble la nourriture qui faisait partie du jeu. Le repas insolent est donc une animation participative, conviviale, éducative qui permet de voir de façon très claire et concrète les inégalités qui caractérisent la distribution des richesses entre le Nord et le Sud.

* Le collectif de la Semaine de la Solidarité Internationale avec Minga, Soledev, KuriOz et la Casi.

Samedi 13 novembre 2010

"Récolte sanglante, esclavage à l'italienne"

Le samedi 13 novembre, une petite quarantaine de personnes s’est retrouvée à la médiathèque de Poitiers pour la diffusion du documentaire «Récolte sanglante, esclavage à l'italienne», en présence de Nicolas DUNTZE, membre de la confédération paysanne qui a apporté un second documentaire auquel il avait participé. Cette manifestation était inscrite dans le mois de l’Économie Sociale et Solidaire, la semaine de la solidarité internationale et le mois du documentaire.

«Récolte sanglante, esclavage à l'italienne», réalisé par Rena et Thomas Giefer, est un documentaire allemand qui retrace les histoires des polonais partis travailler dans les champs de tomates au sud de l’Italie, dans la région des Pouilles. Plus largement, ce film soulève le problème des populations de l’est de l’Europe et du nord de l’Afrique qui partent travailler là-bas sur des promesses de salaires importants et qui se retrouvent exploités avec des conditions de travail et de vie inhumaines.

Ce documentaire commence par dénoncer la traite de personnes à partir de la disparition de Darius, un polonais qui a été tué dans les champs. Cet incident est lié au réseau monté pour exploiter la main d'œuvre paysanne étrangère et a provoqué l'action des carabinieri (gendarmes italiens) qui, depuis des années, semblaient ne pas voir ces injustices flagrantes. Par la suite, les aspects de la cueillette, la distribution et la concurrence des produits dérivés des tomates sont exposés pour comprendre la position des acteurs impliqués : la globalisation du marché provoque la collision d'intérêts de personnes de différents pays au monde, surtout depuis l'arrivée des produits chinois qui ont conquis un tiers du marché italien. Enfin, la problématique est proposée aux yeux des spectateurs démontrant sa complexité et, par conséquent, l'incapacité d'un avenir moins conflictuel sans la prise de conscience des personnes.

Le second documentaire, réalisé par Silvia Pérez-Vitoria, se déroule en Roumanie. Le Sindicato de obreros del campo (SOC), syndicat agricole espagnol, et la confédération paysanne en la personne de Nicolas DUNTZE, y dénoncent les conditions de travail des immigrants à la campagne. Pendant le documentaire, il y a des témoignages des roumains qui ont travaillé en Espagne et aujourd'hui se retrouvent de retour au pays d'origine. En même temps, les images montrent des réunions en Roumanie avec des paysans pour transmettre des formes de lutte contre l’exploitation, avec le but de développer les droits sociaux et les forces productives locales.

Après la projection des deux documentaires, un débat a eu lieu dans la salle animé par Nicolas DUNTZE et accompagné par l’association France-Palestine. La table ronde a fait ressortir des questions et témoignages sur l’exploitation des immigrants.

Vendredi 12 novembre 2010

"Vers solidaires", soirée poésie

Ce vendredi 19 novembre, nous nous sommes rendus à la maison de la Gibauderie à Poitiers pour assister à la manifestation nommée «les Vers Solidaires» organisée par le Collectif SSI. C’est autour d’un verre que nous avons commencé par rencontrer quelques membres du Collectif qui nous a fait part de sa volonté d’encourager la population à une consommation responsable et de son rôle éducatif auprès des plus jeunes afin qu’ils intègrent cette manière de consommer dans leur quotidien.

C’est dans une salle avec quelques tables et une estrade que nous avons rejoint les spectateurs venus écouter des poèmes sur l’immigration, l’exil et l’identité lus par la maison de la Poésie de Poitiers. Nous avons alors prêté l’oreille aux vers de Joachim Du Bellay, Louise Michel, Victor Hugo, Bertholt Brecht, Jean Pierre Simeon, et d’autres.

Puis c’est autour d’une soupe que nous avons échangé avec les personnes présentes. Il y en avait une trentaine, toutes membres d’une association, venues dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale. Nous les avons informé que cette manifestation s’intégrait également au Mois de l'Economie Sociale et Solidaire.

Tous ont semblé satisfaits de l’événement de ce soir, et se sont montrés curieux sur le Mois de l'Economie Sociale et Solidaire, évènement dont ils souhaiteraient avoir davantage d'informations.

Nous avons également rencontré Cecile Chathuant, animatrice du réseau CASI, qui nous a parlé d’un projet sur deux ou trois ans nommé « de l’équité dans le quartier ».

Par ailleurs, une journée régionale nommée « CAP CE » se déroulera à Angoulême ce 10 décembre à la maison des peuples et de la paix. Le but de cet échange sera de rapprocher les producteurs et les consommateurs, les acteurs du commerce équitable et les acteurs éducatifs. Nous vous invitons donc à vous y rendre.

Samedi 6 novembre 2010

Les coopératives : des entreprises pas comme les autres

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Manifestation les coopératives des entreprises pas comme les autres - Chauray - 05 Manifestation les coopératives des entreprises pas comme les autres - Chauray - 02


Le 6 novembre 2010, un colloque était organisé par la CRES Poitou-Charentes autour du thème « Les coopératives : des entreprises pas comme les autres ». Ce colloque a eu lieu à Chauray (79), dans un restaurant coopératif, Le Trévins, fondé par d’anciens salariés de la CAMIF. Le président de la CRES, Daniel ARSICOT, a lancé cette journée en rappelant notamment que si l’ESS est peu visible, elle est omniprésente dans la vie quotidienne de chacun. Il a également émis le souhait que le Mois de l’ESS contribue à développer une forme d’économie où l’humain est placé au centre.

Après avoir présenté les initiatives mises en place par des anciens salariés de la CAMIF (ECN : Elan Coopératif Niortais), Jean-Pierre MARTIN, vice-président de la CRES, a notamment mis en avant le partenariat entre l’ECN et la CRES sur une cinquantaine de projets, dont l’animation d’une « vitrine des nouveaux entrepreneurs ».
A la suite de cette introduction, Bruno ROELANTS, Secrétaire général de la CECOP-CICOPA Europe (Confédération Européenne des Coopératives), a animé une conférence-débat sur « Les coopératives en Europe ». Après avoir tracé un bref historique de la coopération en Europe, celui-ci a présenté une typologie des coopératives de travail européennes. Il a ensuite valorisé la capacité des structures coopératives à faire face à la crise financière actuelle. Enfin, il a insisté sur la nécessité pour les structures de l’ESS de se regrouper pour développer les territoires face à la globalisation financière.

Après le repas, M. ROPIQUET, ancien salarié de la CAMIF, a décrit les étapes de création du restaurant coopératif « Le Trévins », qui emploie aujourd’hui 15 personnes et sert 500 repas par jour.

Le film « Les Fagor et les Brandt », primé au concours MACIF, a ensuite été projeté. Il a illustré le fonctionnement concret d’une coopérative de taille mondiale à travers les témoignages des différentes parties prenantes.
Après les témoignages de différents entrepreneurs coopérateurs, et de la présentation de la coop niortaise qui est une coopérative de consommateurs, la journée s’est achevée sur l’intervention de Jean-Pierre LE BIHEN, chargé de l’observatoire régional de l’économie sociale, qui a présenté les chiffres 2010 sur les entreprises de l’économie sociale.

Vendredi 22 octobre 2010

La pauvreté dans les deux-Sèvres en 2010

Manifestation la pauvreté dans les deux sevres en 2010 - Niort - 01 Manifestation la pauvreté dans les deux sevres en 2010 - Niort - 01

Le Vendredi 22 octobre 2010, une soirée réflexion était organisée par l'Union Départementale des Associations Familiales (UDAF) dans le cadre du mois de l'Economie Sociale et Solidaire à Niort. Le thème de la manifestation, qui s'est déroulée en deux parties, était : "La pauvreté en Deux-Sèvres: Comment sortir de l'impasse?"

La présidente de l'UDAF des Deux-Sèvres, Fabienne Sabourin, introduit le sujet. De nombreux intervenants ont été conviés pour l'occasion : les Restaurants du Cœur, le Secours Populaire français, le Secours Catholique, Emmaüs, la Croix Rouge, la Banque alimentaire et ATD Quart Monde. Suite à cette introduction, un diaporama est projeté présentant un état des lieux chiffré de la pauvreté au niveau national, puis différentes situations concrètes de ménages dans les Deux Sèvres. Avec la présentation de budgets, la pauvreté et la précarité de ces ménages sont mises en avant. Cela peut engendrer des conséquences sociales telles que des angoisses, des situations d'isolements mais aussi des conduites addictives chez les personnes concernées. Les témoignages émouvants des bénéficiaires des associations présentes l'ont illustré.

Ce sont ensuite les bénévoles des associations qui ont pris le relais en faisant partager leurs expériences riches et souvent poignantes. L'un d'entre eux exprime sa souffrance, sa honte et sa colère au quotidien de voir que le pays ne peut répondre au phénomène de pauvreté. Michèle Largeau, présidente du Secours catholique, se révolte contre le manque d'implication de la société envers les personnes en difficulté. Ses paroles sont percutantes "nous voulons secouer les endormis devant la pauvreté qui nous crève les yeux" (...) "la pauvreté n'est pas une finalité mais une des conséquences de l'irresponsabilité ou légèreté de nos actes".

C'est sur ces diverses interventions que la présidente de l'UDAF a repris la parole afin de conclure sur la nécessité d'aboutir à une réflexion commune et cohérente entre les autorités publiques et les associations. Elle signe alors la fin d’un riche échange dont personne ne ressort indemne.

Mercredi 20 octobre 2010

La croissance verte en saintonge romane

En ouverture du mois de l'Economie Sociale et Solidaire en Charente-Maritime, s'est tenue le 20 octobre dernier à Saintes une journée autour de « La croissance verte en Saintonge Romane ». Derrière cette appellation étaient déclinés différents aspects inhérents à la problématique de la croissance économique d'un territoire et qui tentent de prendre en compte les enjeux nouveaux du Développement Durable.

La manifestation, très bien organisée dans son ensemble et échafaudée conjointement par la Mission Locale de Saintes et le Pays de Saintonge Romane, s'est déroulée en plusieurs étapes. Sous les voûtes majestueuses de l'auditorium de l'Abbaye de la Cité charentaise, figuraient les stands promotionnels des différentes organisations invitées. En fil rouge de cette journée, le public de tous âges a pu notamment découvrir une association promouvant le commerce équitable (« Artisans du Monde ») ou encore les différents besoins en nouvelles formations sur le stand de la Région. Il a pu également s'informer sur les techniques de l'éco-construction ou questionner les représentants de la Chambre d'agriculture du département.

En parallèle, deux temps forts jalonnèrent la manifestation à travers la réalisation de tables rondes: la première en fin de matinée dédiée aux nouveaux « consom'acteurs », et la seconde liée à « l'évolution des métiers dans la croissance verte », après la pause déjeuner. A chaque fois, les débats furent posés par une dizaine d'acteurs issus de différents secteurs (universitaires, agriculteurs, commerçants...) tous très pertinents dans leurs réflexions et idées vis à vis des thèmes consacrés. Ainsi, lors de la première conférence, à partir de synthèses et graphiques, les enjeux et les nouvelles pratiques de la consommation bio furent évoqués, tandis que l'après midi, fut mise en avant l'évolution des métiers et des compétences liée à l'émergence de la croissance durable. Deux thèmes qui n'ont pas manqué de susciter un vif intérêt de la part de l'auditoire (une quarantaine de personnes environ à chaque table ronde), et qui lui a permis de réagir en apportant sa pierre aux débats, via un procédé participatif de questions/réponses.

En clôture de la manifestation, les participants, acteurs ou publics, eurent l'occasion de poursuivre les discussions autour d'une dégustation de pâtisseries bios aromatisées aux fleurs, et proposées par une productrice locale, comme un symbole aux thèmes de la journée.