Jeudi 23 Novembre était organisé par le Comité Poitiers France Palestine, une conférence traitant de la place de l’eau dans le conflit israélo-palestinien.

Environ 40 personnes étaient présentes, t-shirts pro-palestiniens sur le dos pour certains, afin d’écouter l’intervention de Jacques Fontaine, géographe à l’Université de Franche Comté et ancien président du Comité. 

Comment partager l’eau sur un territoire (Israël-Gaza-Cisjordanie) en situation de pénurie grave ? Les ressources en eau y sont estimées en dessous de 500 m3/an/habitant alors que les besoins d’une population sont satisfaits pour 1666 m3 /an/hab !

Cette situation problématique entraine une surexploitation des ressources en eau : baisse du niveau de la mer morte, tarissement de la source du Jourdain et des aquifères. Pourtant dès 1919, les britanniques alertaient de la faiblesse des ressources en eau dans la région, source potentielle de conflit.
Cette pénurie n’est pas gérée de façon équitable. Alors que l’Etat d’Israël consomme 282 m3 /an/habitant, les palestiniens ne consomment que 62 m3 /an/habitant. Bref, un israélien consomme près de 5 fois plus d’eau qu’un palestinien. Ce fait est la conséquence directe de la politique israélienne d’accaparement de l’eau.Ce manque d’eau empêche tout développement agricole en Palestine. L’enclave de Gaza est aujourd’hui dans une situation grave, étant donnée la difficulté à s’approvisionner à l’extérieur. 

La soirée se concluait par des réactions de la salle teintées d’inquiétude et de pessimisme tant il semble vain d’espérer une rapide amélioration de la situation en Cisjordanie et surtout à Gaza. Les projets de dessalement de l’eau de mer par Israël semblent bien minces pour répondre aux enjeux actuels.
Le Comité France Palestine appelle d’ailleurs au boycott d’Israël, en témoigne la pétition à l’adresse de Michel Platini appelant l’annulation de l’Euro espoir de football qui doit se tenir en Israël en 2013.